Un très joyeux aniversaire à toi Neptune. Déjà 4 ans. Le temps passe vite.
N’hésitez pas à lui laisser des commentaires je lui les transmettrai
Cédric
Joyeux anniversaire!
Article du matin bleu
LE PARI
AVEUGLE. Cédric Fardel, 19 ans, travaille au service informatique de l’Etat de Vaud, dans le cadre du projet «Accessibilité». Son rôle? S’assurer que le site www.vd.ch soit accessible aux personnes handicapées: non-voyants, handicapés moteur, etc. «Je suis passionné d’informatique depuis mes 13 ans, j’ai découvert cela lorsque l’école a installé des ordinateurs.» Actuellement en stage de trois mois à Lausanne, l’Yverdonnois suit les cours de l’Organisation romande pour l’intégration professionnelle des personnes handicapées (ORIPH).
Son ordinateur ressemble à n’importe quel autre, avec un écran et un clavier normal. Un deuxième clavier traduit les textes informatiques en braille, ligne par ligne, 40 caractères au maximum par ligne. Une commande vocale explique le menu et les actions en cours. Cédric Fardel a ainsi ouvert un blog dans lequel il raconte son quotidien, sa cécité, son chien… «L’informatique, c’est ma passion et j’aimerais en faire mon métier, dans le support helpdesk.»
Suite à une maladie d’enfance, il est devenu aveugle à 3 ans. «J’ai quelques volumes, ce qui est un avantage par rapport à un aveugle de naissance. Je me considère comme normal, j’ai des amis, je sors, je vais au cinéma…» Et il s’impatiente aussi lorsque son ordinateur est trop lent.
Son chien, «Neptune», un labrador, l’accompagne partout. «Il m’aide beaucoup, mais je dois lui donner les ordres en italien pour qu’il comprenne.» .M. H
remerciements
Je souhaitrai remercier toutes les personnes qui ont laissé des commentaiers. Pour information le mercredi 09 janvier le site a reçu plus de 300 visites.
Encore un grand merci.
Cédric
Petite devinette sur le site
Bonjour à tous,
Un premier article pour cette année 2008. J’ai envie de faire une petite devinette. D’après vous que sinifie le 06 dans neptune06.net?
J’attends vos suggestions
Cédric
Dans le journal
Si vous êtes Suisse et que vous lisez le journal gratuit le matin bleu j’y suis présent dans l’edition du 09 janvier 2008.
Cédric
La cécité et moi
Ce qui me plaît, c’est de mettre sur mon site des choses toujours nouvelles. On m’a dit que beaucoup de visiteurs pourraient apprécier que j’explique un
peu comment je vis la cécité. Certains peuvent en effet se demander ce que signifie être aveugle.
Atteint d’une vitréo-rétinopathie, j’ai vu très peu jusqu’à environ 3 ans et, depuis cet âge, il ne me reste plus qu’une très faible perception de la lumière.
Pour moi, être aveugle est donc quelque chose de normal, d’habituel, et, pour être franc, je ne me pose pas de questions. Ca ne me gêne pas qu’on me parle
du handicap, mais je n’y pense pas plus que la plupart des gens ne réfléchisse sur le fait d’y voir clair.
Oh, je peux reconnaître que je regrette bien de ne pas pouvoir envisager de conduire une voiture, comme d’accomplir d’autres choses où la vue est indispensable.
Un autre inconvénient, c’est pour les achats. Pour le pain, par exemple, s’il suffit de le demander à la boulangère, il en va tout autrement pour les vêtements
ou les articles qu’on ne trouve que dans les grandes surfaces. Autre chose me manque aussi, c’est de ne pas pouvoir lire les panneaux dans les rues ou
les inscriptions que vous rencontrez partout.
Par ailleurs, je n’aime pas bien me retrouver parmi des gens qui regardent et se passent des photos, surtout quand ça dure longtemps.
S’agissant de savoir comment on « voit » quand on est aveugle, si l’on est dans le noir, j’ai un peu de mal à expliquer la chose car je n’ai pas de point
de comparaison. En tous cas, je ne vois pas le noir. Je parlerais plutôt d’une impression de clarté ou d’obscurité. Un ami également aveugle qui a cette
même impression me dit qu’elle varie selon son humeur. S’il est de bonne humeur, l’impression est lumineuse ; s’il est d’humeur plus maussade, c’est l’obscurité
qu’il perçoit.
Enfin, je précise que je ne vis pas la cécité comme un drame, que je n’échangerais pas mon handicap contre un autre et que je considère donc qu’il y a toujours
pire situation que la sienne.
Maintenant, si vous vous posez des questions, n’hésitez pas à me contacter, ou à laisser un commentaire. Je tâcherai d’y répondre de mon mieux. Cela me permettra d’enrichir ce texte.